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Québec Cinéma

Albéric Aurtenèche présente La contemplation du mystère

Jeudi, 21 octobre 2021

La contemplation du mystère, d’Albéric Aurtenèche, sort en salle à compter du vendredi 22 octobre (voir les horaires dans votre région). En novembre 2019, lors de l’ouverture du plateau de tournage, nous avions demandé au cinéaste, aussi réalisateur des courts « M’ouvrir », « Sigismond sans images » et « Que votre empire s’étende », de nous présenter l’histoire et l’ambiance atypiques de ce premier long métrage intriguant, dans lequel vous retrouverez entre autres Emmanuel Schwartz, Sarah-Jeanne Labrosse, Gilles Renaud, Reda Guerinik, François Papineau, Adrien Bletton et Martin Dubreuil. Voici quelques extraits de notre discussion avec le réalisateur.

Français ayant grandi à Montréal, Albéric Aurtenèche a été fasciné dans sa jeunesse par la mystique de la chasse, qui est le sujet principal du film. « Les Chevaliers de St-Hubert, ce sont des chasseurs qui s’étaient constitués en ordre dans les années soixante, nous précise-t-il. L’ordre a perduré jusque dans les années 1990, et a commencé vraiment à décliner dans les années 2000. Pour ma part, je les ai connus aux alentours de 1994. Le mythe de St-Hubert qui voit apparaître la croix à travers les bois d’un cerf, et qui est appelé à une autre vie. Le rapport à la chasse, la confrontation et la mise à mort de l’animal. C’est la seule pratique où le rapport à la mort est aussi vif dans nos sociétés. C’est le seul endroit où il est admis de tuer. Tous les chasseurs le disent, il y a un rapport extrêmement intense au moment de la mise à mort d’un animal… Cette symbiose m’intéressait dans la mesure où le personnage d’Éloi vit des crises morbides très fortes. Comme, je pense, la plupart des êtres humains. Et comme j’en ai connu beaucoup à travers ma vie… La chasse devient la voie pour traiter de cela. Essentiellement, il s'agit d'un récit initiatique. Il y a un rapport à la masculinité très important. On a une caste d’hommes, sauf Sarah-Jeanne Labrosse, qui joue le rôle d’une chasseuse aussi. Elle est un peu affiliée à Diane, la déesse de la chasse. Elle a aussi un rapport à la mort. Diane est dans la mythologie un personnage assez sombre, très violent aussi. »

L’univers dont il est question a toutes les allures de l’onirisme, mais repose malgré tout sur un arrière-plan traité avec réalisme. « Tous les éléments de chasse, les méthodes, la mise en scène, la vie des personnages, l’histoire en soi, tout ça est réaliste. Même le côté fantastique du film pourrait être expliqué réalistement… à peu près (rires). On est dans un rapport réaliste, mais pas naturaliste. C’est un film très pictural, avec des éclairages très travaillés. Il y a aussi un décalage légèrement humoristique. On fait un film sérieux sans se prendre trop au sérieux, ce qui me paraît essentiel au cinéma. Avoir des idées, faire quelque chose d’intelligent, mais le faire avec légèreté. On ne se prend pas la tête. Il y a toujours quelque chose pour désamorcer, soit dans le ton, ou dans le traitement visuel. Ça va au rythme du thriller. Il y a beaucoup d’éléments qui se découvrent au fur et à mesure, comme dans un film à clefs. J’ose espérer que les spectateurs seront captivés. »

(Image d'en-tête: source dossier de presse du film)

Par: Charles-Henri Ramond

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