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RVQC 2021: réalités sociales du Québec

Vendredi, 7 Mai 2021

Pour notre dernière sélection de films à voir sur la plateforme des RVQC en ligne, nous vous proposons trois regards humanistes sur des réalités sociales du Québec contemporain. Avec Ainsi soient-elles, le cinéaste d'origine française Maxime Faure documente les dernières représentantes de la petite communauté des Auxiliatrices, femmes militantes qui ont toute leur vie combattu les injustices. À Roberval, Nicolas Lévesque a suivi Les libres (image ci-dessus), des détenus effectuant un stage de réinsertion avant leur entrée dans la vie "normale", tandis que Steve Patry donne la parole aux démunis qui vivent dans les rues de Montréal, dans l'émouvant et très pertinent Tant que j'ai du respir dans le corps.

En complément, vous pourrez vous replonger dans l'histoire de Georges-Émile Lapalme dans Mon père de la Révolution tranquille, un film de son fils, Jean-Pierre Dussault, qui est inclus dans le programme "Histoire, philosophie et politique". Ces films sont offerts jusqu'à demain, samedi 8 mai.

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Ainsi soient-elles

Comment conjuguer sa foi en Dieu tout en militant pendant des années contre une Église menée par des hommes ? C’est la mission que se sont donnée les Auxiliatrices, religieuses aussi engagées qu’attachantes. Marie-Paule, Nicole, Suzanne, Christiane, Gisèle et leurs consœurs revendiquent le droit à l’avortement, l’égalité sociale et la solidarité internationale alors que leur communauté s’apprête à disparaître. Façonnant un portrait documentaire intimiste de ces femmes de gauche, Maxime Faure s’attarde aux paroles et aux gestes de leur quotidien à travers une démarche cinématographique instinctive et patiente révélant le courage, le dynamisme et la puissante sororité de cet inspirant regroupement.

Les libres

Après le court métrage "Entrevue avec un homme libre", Nicolas Lévesque réinvestit les lieux de chez Stagem, une usine de transformation du bois de Roberval, pour y suivre Pierrot, Samuel, Steve et Frédéric, quatre détenus arrivés au bout de leur peine d’incarcération. Avant de retourner officiellement sur le marché du travail, ils devront passer six mois en stage, supervisés par des psychothérapeutes, des intervenant.e.s en travail social et des profs. Empreint d’une sincère empathie et d’un souci pour la composition du cadre cinématographique, ce touchant premier long métrage aborde les enjeux entourant les concepts de la réinsertion sociale et de la deuxième chance.

Tant que j'ai du respir dans le corps

Les personnes travaillant en médecine, en travail de rue, en intervention sociale et dans les corps policiers tentent d’amoindrir les difficultés vécues par ces laissé.e.s-pour-compte qui ont adopté la rue pour domicile, ces âmes errantes sur lesquelles les passants ferment les yeux. Avec ce documentaire, Steve Patry offre un regard ouvert et lucide sur des êtres marqués par la vie qui hantent les abords de stations de métro, les parcs et autres espaces publics. Il rend aussi hommage à ceux et celles qui, avec des moyens limités, travaillent sans relâche pour atténuer leur souffrance et leur désarroi. Un acte de résistance face à l’injustice sociale.

Par: Charles-Henri Ramond

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