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Les êtres fragiles de Denis Côté

Vendredi, 8 Décembre 2017

Présenté dans plus de 50 festivals à travers le monde, le documentaire-essai Ta peau si lisse de Denis Côté, prend l'affiche aujourd'hui à Montréal. Rencontre avec un cinéaste qui après dix longs métrages aime toujours autant provoquer la réalité pour mieux bousculer le spectateur.

Voir les horaires de projection.

Informations et bande annonce.

Tu n’es pas du tout de ce milieu-là, comment en es-tu arrivé à connaître ces personnages?

Y’a une personne à l’écran avec qui j’ai déjà fait deux films. Tu ne l’as peut-être pas remarqué, mais c’est le physiologue spirituel. Il était déjà dans Curling et dans Les lignes ennemies. Dans ma vie, c’est probablement l’être humain le plus excentrique que j’ai rencontré... en tout cas, celui que je peux le moins cerner. Je voyais en lui un personnage de documentaire. Mais il ne voulait pas être au milieu d’un film. Puis, un soir, j’ai commencé à me promener dans son Facebook et sur ses 4000 amis, il y en a peut-être 3000 qui ne sont pas habillés et qui sont des body-builders. Et là je me suis retrouvé devant un très vieux sujet. Qui en a quoi à foutre en 2017 du culturisme? Est-ce que je peux voir ça comme un défi personnel; avoir un point de vue original qui serait le mien? Donc j’ai commencé à rencontrer une quinzaine de ces gars-là, un par un, dans des cafés. C’était très drôle parce qu’ils étaient souvent sans grand intérêt. Sans les juger, mais ce sont des gens qui vont au gym, qui s’entraînent, qui entraînent leur copine. Le soir ils rentrent à la maison, ils s’entraînent puis ils vont se coucher. Mais je voulais autre chose.

Ce que l’on voit dans le film, c’est le résultat d’un casting. J’ai six personnes qui ont une relation différente avec leur corps. Donc, derrière ces personnages, tu sens qu’il y a un cinéaste de fiction parce que moi-même je dois trouver mon propre intérêt. Je ne viens pas de ce milieu, donc il faut que je trouve des trucs pour me fasciner moi-même. J’ai toujours filmé des choses qui à priori ne m’intéressent pas. Filmer des animaux dans un zoo, filmer des carcasses d’autos, des travailleurs dans des usines, je ne connais pas ça. Donc, on a commencé à écouter leurs histoires, sans caméra, sans son. Ce sont des personnes très farouches. Sur Facebook, ils me racontaient leur vie. Je prenais des notes de tout ce qui me paraissait original. Je savais qu’on n’aurait pas d’argent et qu’on ne pourrait pas faire un travail d’immersion en passant six mois avec chacun. Donc tout était «scénarisé» à l’avance.

Tu expliquais lors de la première avoir recréé un quotidien...

... En essayant de te bluffer. En respectant la réalité de chaque personne. Parfois, c’est très proche, parfois c’est fabriqué par moi... Quand tu sens que c’est un peu excentrique, ça peut vouloir dire que ça vient de moi, mais tout devait être collé à leur réalité. Et à ce moment-là, le film est devenu une entreprise de respect et de distance. Et aujourd’hui j’aime dire que ce n’est pas tant un film sur le body-building qu’un film qui explique comment faire un portrait avec la bonne distance. On les a tous vu les films qui dépassent la ligne et qui deviennent des freak show et je suis très content de ce qu'on a fait. Est-ce qu’on est en train de les instrumentaliser? Forcément la question se pose parce que l’on porte un regard... mais je préfère dire fasciné plutôt que voyeur.

Ensuite on se retrouve au montage. Mon monteur était très droit, très dur. Il me disait « quand je sens que je ris d’eux, je coupe, je jette». On avait du matériel qui s’est retrouvé à la poubelle parce qu’on ne voulait pas se retrouver dans une salle qui se tape sur les cuisses sans connaître ce monde-là. C’est un exercice d’équilibriste quand tu as du matériel potentiellement choc comme celui-là ; il faut faire preuve de bonne distance et d’humilité. Ça m’a fait beaucoup de bien de faire ce film-là. Certains ont écrit «enfin Denis Côté se réchauffe et fait preuve d’humanité» ... forcément parce que ce sont des gens qui sont fragiles, qu’il faut protéger. Tu ne peux pas arriver avec ta caméra et des fois avec François, on se regardait pendant le tournage quand on avait l’impression d’être devant le cheap ou le douchebag, mais on le jettera plus tard. Ça n’a pas à être dans le film ces moments-là.

Certaines personnes dans le public vont se demander : «mais qu’est-ce que j’apprends?» Tu n’apprends rien du tout. Tu vois bien que la personne qui a fait ce film, ce n’est pas un expert. Je ne te donne rien comme information. La compétition, on la filme par le backstage et on s’en va. On ne pose pas les vraies questions. C’est un film fait par un cinéphile qui se dit que vous l’avez vu Pumping Iron (VF : Arnold le magnifique). Vous les avez vus les bons documentaires télévisés. On vous fait confiance. À la fin, quand on met Eugen Sandow, le premier body-builder, filmé par Thomas Edison, le premier cinéaste, c’est une façon de dire qu’on sait bien qu’il y a une histoire derrière tout ça. Mais nous, on essaie de faire quelque chose de différent sans répéter ce qui a déjà été dit avant nous... et en faisant entrer un peu de fiction et de poésie dans le documentaire. Mais si tu es capable d’accéder à leur humanité, c’est que ma caméra, mes sons, t’ont donné un accès à ces personnages-là. Sans que je leur pose des questions, sans que je ne «psychologise» rien, sans qu’ils nous racontent leur vie, leur adolescence. On les connaît les réponses à ces questions-là de toute façon.

Ce respect que tu leur portes, c’est une sorte de fascination? Quel est ton rapport avec eux?

En 2007, j’ai été diagnostiqué avec une maladie rénale. Déjà dans Elle veut le chaos, j’étais collé à la réalité. La fille dans le film, elle vendait un rein pour acheter sa liberté. On arrive à Vic+Flo ont vu un ours, et là on a un type diabétique attaché à sa machine. Dans Boris sans Béatrice, on retrouve une femme malade... J’ai remarqué que dans mes films, la maladie est toujours là. Quand tu passes 10 ans à vivre avec ça, tu as une épée de Damoclès et tu finis par développer une relation avec ton corps qui n’est pas celle de tout le monde. Donc avec ces gars-là, le préjugé c’est de dire qu’ils détruisent leur corps. C’est vrai qu’ils le détruisent pour un idéal de beauté absurde, parce qu’à un moment donné ça va retomber tout ça... Je trouvais intrigant de me placer dans ce contexte, moi qui fais très attention à ne pas m’approcher trop de l’échéance transplantation-dialyse. Ma conversation inconsciente avec eux, je la trouvais quand même intéressante. On dirait que c’est le meilleur film que je pouvais faire à ce moment-là dans ma vie.

Parle-moi un peu de ta fin pour le moins déroutante...

C’est le même cinéaste qui a fait Carcasses, qui essaye de se trouver des dilemmes de cinéma, de déstabiliser son public. J’avais besoin de «fictionnaliser» leur vie tout en te bluffant toi... Ce n'est pas pour choquer, mais on dirait que je suis attaché à une phrase qu’un critique m’a dit un jour à Toronto : «on dirait que lorsqu'on rentre dans un de tes films, on n’est jamais en sécurité». C’est un compliment ça!

Ce ne sont peut-être pas des films solides, ce n'est peut-être pas des grands films... Faut juste pas faire trop d’effets de manche, mais je n'ai pas le choix. Tu le sais que c’est du Denis Côté partout sur l’écran. Ça peut agacer. Est-ce que je vais me guérir de ça? Je ne sais pas.

Le film est présenté un peu partout depuis quelques mois et d’après ce que tu peux en savoir, comment réagissent les spectateurs?

J’ai été surpris de voir qu’il y a assez peu de questions sur le culturisme. Le public a déjà toutes les réponses. Je pensais qu’il y aurait plus de fascination. Par contre, beaucoup de gens se demandent comment est fait le film, posent des questions sur la fabrication, le réalisme. Ça me fait plaisir comme cinéaste, mais je sais que les gens qui ne sont pas venus décortiquer la différence entre fiction et documentaire, ceux-là sont peut-être un peu restés sur leur faim. Les gens sont toutefois encore capables de déchiffrer une image, et une image est encore capable de déstabiliser l’auditoire. Je suis fier de ce film, d’abord parce que c’est le film où j’ai mis le plus d’humanité, et ensuite parce j’ai fait des images qui n’essaient pas de t’influencer; c’est à toi de nourrir la réflexion. C’est peut-être mon dernier film d’observation. J’ai l’impression que je suis à la croisée des chemins avec ces objets de laboratoire, mais en même temps, il faut trouver des solutions pour faire des films à cinquante mille dollars, sans que ce soit des films conceptuels. Il y a un aboutissement dans ces films.

Par: Charles-Henri Ramond

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