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Un petit tour au Cinéma du Musée pour la #première de RÉPERTOIRE DES VILLES DISPARUES de Denis Côté pic.twitter.com/7dZsFnUEzs

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Profitez de rabais exclusifs sur des forfaits touristiques accommodant tous les goûts et budgets et célébrez l'amou… twitter.com/i/web/status/1…

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Les fleurs fanent, le chocolat rancit...le #cinémaquébécois demeure! En généreux Cupidon du cinéma, on vous touche… twitter.com/i/web/status/1…

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La programmation du #RVPRO, présenté en collaboration avec la @banquenationale est désormais disponible >… twitter.com/i/web/status/1…

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Un petit saut en juin, le temps de vous annoncer que Guylaine Tremblay et Edith Cochrane seront de retour à titre d… twitter.com/i/web/status/1…

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C'est la première fois que cinq films québécois occupent toutes les places dans la catégorie la plus convoitée de c… twitter.com/i/web/status/1…

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En direct de Whitehorse pour présenter des courts métrages des Premières Nations avec la directrice du @Wapikoni Od… twitter.com/i/web/status/1…

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Entrevue avec Jennifer Alleyn

Vendredi, 18 Janvier 2019

Projeté en première aux RIDM, puis en première européenne à Turin, Impetus de Jennifer Alleyn prend l’affiche dès aujourd’hui à Montréal, à Québec et à Sherbrooke. Dans ce film d’une grande force évocatrice, nous faisons la connaissance d’un ingénieur délaissé par son amoureuse (Emmanuel Schwartz), d’une cinéaste (Jennifer Alleyn) abandonnée par son acteur, d’une comédienne en recherche intérieure (Pascale Bussières) et d’un musicien philosophe ayant remisé sa guitare (John Reissner). Quatre personnages, fictifs ou réels, qui ont tous frappé un mur et dont la réalisatrice observe les parcours entrecroisés, chacun provoquant chez l’autre un nouvel élan, un « impetus » libérateur.

Nous avons rencontré Jennifer Alleyn pour en savoir plus sur ce film atypique, développé et tourné en toute liberté sur une période de plusieurs années.

Impetus est un projet que tu as porté pendant longtemps, peux-tu nous en dire plus sur sa genèse?

Tout est venu de la découverte du mot « impetus ». En faisant une recherche pour un autre projet, j’ai fait la connaissance de John, que l’on voit dans le film, et qui était à l’époque vendeur dans un magasin de peinture industrielle. J’ai tout de suite été fasciné par son parcours. J’étais à l’époque dans une période d’inertie, et je me remettais tout juste d’une peine d’amour. Je sentais le besoin de me raccrocher à quelqu’un, alors je lui ai proposé de prendre ma petite caméra et de l’écouter, et le filmer. J’ai peu à peu appris à le connaître. Après une très longue carrière de musicien, John avait complètement arrêté. Il ne touchait même plus sa guitare. Et parce que je le filmais, un beau jour, il a pris sa guitare et s’est mis à jouer rien que pour moi. Je lui ai demandé pourquoi il ne jouait plus et il m’a dit qu’il avait perdu l’impetus. Un mot que je ne connaissais pas et qui veut dire l’élan, la force de faire des choses. En continuant à la filmer, j’ai eu l’idée de faire un film de fiction qui tournerait autour de lui et dans lequel je pourrais même intégrer quelques éléments documentaires qui viendraient faire écho à son existence.

Avec Impetus, je suis revenu à un tournage très léger et mobile et j’ai retrouvé cette capacité à entrer dans des univers faits de ce genre de personnages là. J’ai cherché un comédien pour incarner mon personnage et Emmanuel Schwartz, avec son allure à la dérive, m’est apparu le candidat parfait pour cette aventure. Parce que dès le début, le film a été une aventure. J’avais besoin de retrouver un sentiment d’aventure dans ma vie et de pouvoir intégrer le cinéma dans l’aventure de la vie. J’ai donc décidé de faire le film sans attendre, et Emmanuel a accepté d’emblée, de me suivre. À partir de là, j’ai conçu un scénario de fiction, mais après avoir commencé à tourner, je me suis rendu compte que je n’avais pas le budget nécessaire. J’ai donc décidé de raconter l’histoire autrement.

Avec Impetus, j’ai renouvelé mes vœux avec le cinéma

Ce faisant, ton film est aussi un hommage à la création, à tous ces gens qui sont obligés de se battre pour continuer leurs projets…

C’est drôle, mais il y a beaucoup de choses que l’on découvre en cours de route. Je ne pensais pas que ce film-là serait un hommage au cinéma. Ce à quoi je voulais le plus rendre hommage c’est la beauté et la puissance du rapport humain dans un état de résilience tel qu’il le faut pour être cinéaste… J’avais plusieurs autres projets en attente de financement. Mais rien n’avançait. Je me suis donc lancé dans un film absolument lire, comme je le voulais, en suivant mon instinct. Et j’ai accueilli toutes les embûches comme autant de façons de me motiver à continuer. Au cours des années, l’histoire s’est beaucoup transformée. En l’occurrence la décision d’intégrer la fabrication du film à l’intérieur même du film, c’est venu d’une contrainte du fait que je ne pouvais pas tourner toutes les scènes que je voulais. J’ai donc décidé de raconter différemment, en jouant un tour à la fiction, et en faisant des détours avec le montage aussi. L’urgence a demandé beaucoup d’inventivité et a été fait de contraintes très stimulantes.

Est-ce que toutes ces petites victoires, c’est ça qui fait qu’un projet est vivant pendant aussi longtemps que ça?

Oui, absolument. Ce sont des étincelles qui surgissent, même quand on pense qu’on ne verra plus jamais la lumière…

Parle-nous maintenant de ton travail avec les comédiens.

J’avais envie de me laisser étonner. J’ai travaillé en mettant en contact les comédiens avec les gens de la vraie vie. ce que je voulais c’est que la vie vienne contaminer la fiction et que tout ne soit pas totalement prévu. C’est ma nature, je ne peux pas sortir le documentaire de moi si facilement. Tout est matière à cadrer, même si on est censé tourner autre chose. La fiction nous prive parfois d’un travail collégial par manque de temps. Je donnais une ou deux consignes précises à mon acteur. La personne ne face ne les connaissait pas. Et moi mon travail, c’était de filmer les réactions... la scène du taxi par exemple. Cette séquence-là, c’est le cadeau de mes cinq ans de travail.

Et le personnage le plus improbable du film, le gecko, il vient d’où?

Rires… je voulais trouver une activité à mon personnage. Le lézard, c’est un animal qui demande énormément de soins. Tu ne peux pas juste le laisser seul avec trois ou quatre criquet. Donc ça donnait une justification au départ de mon personnage dans la ville de New York. Et le lézard, c’est aussi un symbole de régénérescence. Il me faillait un animal qui puisse reconstruire. Et c’est aussi un animal qui rebondit très vite. Je trouvais fascinant les scènes d’immobilisme avec Emmanuel. On en a tourné beaucoup d’autres que j’aimerai faire exister autrement. On a actuellement un très beau projet de faire un livre… on y mettra des choses qui ne ont pas dans le film.

Des projets à venir?

Oui, plusieurs, dont un long métrage qui sera sans doute un documentaire sur la vie de John Reisner… mais qui sait… rires… et j’ai un autre long métrage de fiction dans lequel Pascale aurait un rôle. C’est un gros projet. J’ai aussi des projets d’installations en art visuel, dont une exposition photo en mars.

Entrevue réalisée par Charles-Henri Ramond, à Montréal, le 10 janvier 2019.

Par: Charles-Henri Ramond

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